En ce moment, j'ai une chanson qui tourne pas mal dans la tête : "Never Ever" des All Saints.
Cette chanson est liée à un souvenir bien particulier datant d'il y a quelques années.
La personne qui a ce souvenir en commun avec moi et qui se reconnaitra en me laissant un mail où un commentaire aura un joli cadeau lors de mon retour ( En France et au Restau la Bankok à Nantes... indice non négligeable) !!!
Sinon, pour ceux qui se demandent si ma volonté est toujours intacte apres presque 4 mois de voyage, je leur dit que mon seul soucis du moment est de voir que mes tongues laissent une trace de bronzage sur mes pieds...
lundi 25 février 2008
Petit jeu entre amis
dimanche 24 février 2008
Les bonnes idées de tonton Christophe
Bonjour!
Après un dimanche ultra tranquile à me retaper du trek de Roraima et 2 jours à visiter le centre ville colonial et d'assez jolie composition ma foi de la ville de Ciudad Bolivar ( bolivar, mais oui me direz vous!! le Libertador! cf histoire de l'amerique du Sud, bande d'incultes) , Tonton Christophe a encore eu une bonne idée ( souvenez -vous de mon passage à Sorata en Bolivie lors d'une greve des transports et 3 jours à ne rien faire sous la pluie....)
Petite question, pour aller sur les plages de la côte Caraïbe, comment feriez-vous mes petits oignons (ne me demandez pas pourquoi un tel surnom...) ?? "Facile - me direz-vous - On prend un bus pour Ciudad Guyana et de la on prend un autre bus direct pour Cumana et de la on est aux portes des plage" et vous aurez raison en plus! Mais ce serait sans compter sur mes petits moment fou, c'est moment où ma conscience retient sa respiration pour laisser libre court à mes pulsions aventureuses.... et bien, voila comment je fais pour m'affranchir de 5 heures de bus....
J'ai effectivement rejoint la ville de Ciudad Guyana en bus...jusque la rien de bien irrésonnable... puis 2 heures de taxis (avec 4 autres personnes pour limiter les frais ) pour rejoindre la ville de Tucupita au début du delta de l'Orenoque - le second plus grand fleuve du bassin amazonien. De la, 3 heures de lancha sous une pluie battante fouettant le visage pour rejoindre le village indien de Pedernales. De la un bateau aurait du partir vers Guiria et la peninsule de Paria. Seulement, nul de penetre sur le territoire des Indien Waraos sans subir les conséquences... 2 jours du pluie dans un village sans intérêt sinon de celui de chercher à manger dans quelques endroits que ce soit - En effet, les villages indiens se prennent de plein fouet la crise alimentaire qui semble frapper le pays... les gens se rationnent ici et font la queue devant des magasin desert en espérant acheter un peu d'huile, de la farine voire du poulet s'il en reste.
Bref, rien de très rejouissant d'autant plus que le bateau chargé de fruits faisant l'aller-retour vers Guiria une fois par semaine à 2 jours de retard. 2 Jours à Pedernales à attendre, c'est long, d'autant plus que j'y étais déjà depuis 2 jours... Donc retour en arrière avec un gout d'echec dans la bouche pour revenir vers tucupita puis prendre un bus pour Cumana et San Juan de la Galdonas. En fait, d'échec, il n'en est rien car cela périple m'a permis de découvrir les villages Waraos du Delta, loi des tours organisé et du monde du tourisme.
Une fois à San Juan de la galdonas, mes talent de nageur (technique de l'enclume) ne m'ont pas permis de dompter les vagues de la plage de surfeurs qui s'étendait au pied de mon hotel donc apres 2 jours d'essais, direction de ltranquile village de Mochima. Juste le temps d'y laisser mes affaires pour prendre un bateau pour la plage de Taucaro, plage paradisiaque sur laquelle j'ai passé une nuit avec les seuls 4 pécheurs qui dormaient eux aussi en hamac, et qui, en l'échange de quelques biere que j'avais avec moi, m'ont invité à manger à leur table pour dégusté le poisson pêché quelques heures auparavant.
Revenu de cette nuit incroyable et courte car les nuits en hamac sont rarement bonne j'ai pris la direction de Santa fé. Sur la petite plage au pied de la posada, j'ai passé 2 jours à lire des San Antonio disponible dans la bibliotheque de l'etablissement et donc à me poiler sans que les locaux n'en comprennent la cause.
Petite escale à Caracas, capitale pas superbement intéressante mais agréable néanmoin le jour et ce soir je pars pour maracay.
Ciao!
mardi 12 février 2008
Fevrier 2008 - Trek de Roraima
Bon, comment dire.... suivre un indien dans la forêt à été une grande experience qui ne restera pas orpheline car j'ai bien envie de retourner en forêt un jour où l'autre - Je parle évidemment de LA Forêt amazonienne - mais, un peu comme le temps qui avance inexorablement en nous poussant vers un inquiétant futur, le niveau des sensations augmentent lui aussi sans cesse tout au long de ce voyage.
Je ne chercherai même pas à décrire le paysage rencontré en haut du mont Roraima situé à la frontière entre le Bresil, la Guyana et le Venezuela. Il n'y a pas de comparaison possible ni meme de mots pour exprimer ce que l'on ressent. Peut-etre celui là : Fantexmagnincroyable...
En arrivant dans la petite ville de Santa Elena de Uairen, j'ai tout de suite réservé ma place pour partir pour un trek de 6 jours sur le Mont Roraima situé à quelques kilometres de là. Le mont Roraima est un tepuy, c'est à dire une formation rocheuse depassant de la savane et s'élevant à pres de 2800 d'altitude. A la différence des montagnes classiques, les tepuys ont des pentes vertigineusement abruptes - 900 metres pour Roraima - puis un sommet en forme de plateau de plusieurs kilometres carrés de surface. Mon groupe étant parti le matin meme alors que je reservais ma place l'apres midi, je m'arrange avec l'agence pour partir le lendemain et parcourir en 1 jour les 2 premieres etapes pour rejoindre le groupe.
Premier jour, 7 heures de marche pour arrivé au 2e camps de base oú m'attendent sans le savoir mes futurs compagnons. A noter que ces 2 etapes se parcourent normalement en 9 heures. Vous comprendrez que j'ai bien dormi cette nuit là!! Cette marche d'approche est extraordinaire avec en paysage, de petites collines herbeuses et le Tepuy de Roraima qui impose sa majestueuse presence en face de moi. La marche est assez simple pour le moment et entrecoupée de petits passage à gués pour lesquels j'enlève mes chaussures pour m'enfoncer jusqu'aux genoux sans savoir que quelques jours plus tards, avoir des chaussures seches ne seraient plus ma priorité... Pour le dernier franchissament de riviere, les guides indiens ont installé un raft en guise en bac car les pluies récentes ont rendu la riviere trop difficile à franchir à pied.
Deuxieme jours, seulement 2,5 kilometres à marcher... ce qui peux faire sourire... ce qui le fait moins, c'est le dñenivelé positif de 1000 metres qui nous attend le long de la Rampa qui, longeant la falaise, permet d'accéder au sommet. Cette randonnée est tout simplement magique. Nous passons au milieu d'une nature riche, dense... l'humidité est alors incroyable et nos vetements ainsi que nos sacs se trempent alors que nous n'avons même pas encore franchi le passage où nous devrons passer sous une chute d'eau à pied... A vrai dire, un fois que la pluie à commencée à tomber, nous ne savions plus trop si le torrent empruntait le sentier où si c'etait le contraire. Sac de 15 kilos sur le dos, de l'eau jusqu'au genoux, les lianes et les fougeres à eviter de la main... Indiana Jones n'aurait pas fait mieux... Rendu au sommet, nous sommes dans l'humidité des nuages mais le paysage est Fantexmagnincroyable - sans comparaison possible. Nous évoluons comme des cosmonautes dans ce décors magique et inquietant...de rochers aux formes fantasmatiques surgissant de temps en temps du brouillard. Le camps est installé dans un grotte pour nous proteger de la pluie.
Il n'a pas arrêter de pleuvoir le 3 jours. c'est à regret donc que nous prenons le chemin du retour pour revenir nous sécher dans le monde réel. Nous reprenons l'humide Rampa, le torrent s'est amplifié durant la nuit et descendre les 900 metres les pieds constament dans la flotte est fatiguant. Dernier bivouac au pied du mont qui refuse toujours de ce decouvrir.
4e jours, retour vers la réalité...des bieres fraiches nous attendant à la fin de la rando.
Mes 7 compagnons d'infortunes regagnons alors Santa Elena pour fêter le Carnaval et ne rien faire du Dimanche... le dimanche au Venezuela est pire qu'un dimanche en France...il n'y a rien de rien à faire; les rues sont désertes et les magasins tous fermés... il est alors temps pour moi de secher mes affaires et de partir ensuite vers Ciudad Bolivar d'oú je vous écris aujourd'hui.
Je ne suis au Venezuela que depuis une semaine mais je suis déjà enchanté par ses paysages et la la gentillesse des Venezueliens.
A plus !