On a beau croire que tout est immortel, heureuesement les enseignements du Dalaï-Lama sont là pour nous remmettre les pieds sur terre. L'impermanence des Choses et des Être s'applique ainsi elle aussi à mon voyage et depuis les 5 mois que je suis parti, bien que le temps ne semblait plus avoir d'importance, il a continué imperturbablement sa marche vers le futur. Me voici donc rendu à la moitié de mon voyage et à la fin de sa premiere partie concernant la visite de l'Amérique du Sud. Il est plus que temps de faire un petit point.
En résumé, pour ne pas vous saouler :
Santé : Poid au début 68 kilos - Poid actuel 63 kilos.
Il me reste encore quelques kilos à perdre mais je suis sur la bonne voie. Demain probablement, je recommencerai les scéances d'abdos.
3 Dhiarrée passagères sans doute dûes à la qualité de la flotte et au mode de conservation (?) de la viande dans certains pays.
Finance : 3543 euros de dépensés. +377 euros par rapport au budget
voici la répartition .
Argentine : 664.77 Euros en 25 jours.
Dérive de 200 euros à cause de la locatiin d'une voiture à la péninsule Valdes et à l'aller-retour en Zodiac pour Puerto Williams.
Chili : 561.24 Euros en 35 jours
Legere dérive à cause du cout des transports mal estimé mais qui est amortie grâce au taux de change intéressant et à ma tente qui me permet d'éviter de payer des nuits d'hotel
Bolivie : 320.60 Euros en 22 jours
C'est le paradis des routards fauchés!
Brésil : 474.92 Euros en 14 jours
Dérives de 100 euros sur le tour en forêt. Pas de painque pour les routards qui évaluerait le coup par jours en vue d'un prochain voyage au Brésil. En 14 jours, j'ai réalisé une mini croisiere en bateau et un tour en lodge en foret ce qui explique le cout super élevé.
Venezuela : 636.35 Euros en 29 jour.
Légère dérive due à 2 hotels que je n'aurais pas du choisir car beaucoup trop cher, et puis, à Caracas, il n'y à pas d'auberge mais que des hotels super chers..
Colombie : 572.88 Euros en 24 jours
Derive à cause des transport assez chers et de la semaine sainte qui fait que tous les prix augmentent
Renault :
Assez bonne représentation des Renault en Argentine, au Venezuela et Colombie (dans ce dernier pays, Renault ne doit pas être loin du premier constructeur). La logan marche pas trop mal mais je pense que le marché sera encore plus satisfait avec la sandero. Il manque un Pick up 4*4 dans la gamme!
Représentation quasi nulle au Chili, Bolivie et Brésil dans la région de Manaus. Aucun réseau commercial où alors assez deffaillant. niveau produit, les clients attendent des 4*4m des pick-up que l'on a pas non plus dans la gamme actuellement.
Conclusion
Les questions que je redoute le plus lors de mon retour probable en France sont "Alors, comment c'était?" et "qu'est ce que tu as préféré?" car il m'est impossible de résumer un tel voyage en une seule et courte réponse d'autant plus que cette réponse se situera probablement plus sur un plan psychologique que géographique; ceux qui auront posé ces questions s'attendant à une réponse du type "La patagonie, le mont Roraima , le Salar d'Uyuni où je ne sais quel point du globe alors que la vérité se situe au niveau l'impression de liberté ressenti jour après jour sans se soucier du blues du dimanche soir et des embouteillages du matin et au niveau des sensations de tranquilité quand on se trouve à l'ombre d'un arbre à Coroico, prêt d'un glacier en Patagonie ou à cheval dans la campagne Colombienne même si je sais que toute ses sensations magnifique que je vous souhaite de connaître un jour si ce n'est pas déjà fait et bien bien je les paierai cher.
Je les paierai de mon sang.
De mon sang contaminé par le poison de la nostalgie qui me pourrira les veines au moment de me reveiller chaque matin en me rendant compte que je serai enchaîné à la société dont je me sens de plus en plus distant aujourd'hui.
dimanche 30 mars 2008
Et oui, c'est la moitié...
mardi 25 mars 2008
Christophe et les reliques de la morts
Il faisait trop chaud à Taganga pour pouvoir y rester et , semaine sainte oblige, il y avait également trop de monde dans ce petit village. Donc, j'ai profité d'un petit mic mac avec une agence de voyage pour partir dès le lundi pour le treck de la citée perdue : La Ciudad Perdida comme on dit ici.
Pour arriver à la citée perdue, il faut être motivé. 2,5 jours de marche pour y arriver, 1 jours dans la citée puis retour 2,5 de marche pour revenir à la réalité. Aller! je vous emmene avec moi.
Lundi 17. Taganga 8h,
Je quitte l'hotel , direction l'agence de voyage avec qui j'ai réservé le tour. Le groupe se compose de 8 personnes : 3 Canadiens, 2 Colombien, 1 Israelien et un Americain. Apres heure de camionette, nous arrivons à l'entrée du parc. De là, encore 45 minutes de moto pour rejoindre le village qui marque le depart de la rando. La premiere journée, nous démarrons pépère durant 5 heures pour rejoindre le premier camp. Ce n'est pas encore la jungle, juste des petites collines à franchir sur fond de fermes et et foret qui devient lentement de plus en plus dense.
Mardi 18. Nulle part
En début de matinée, vers 6h30, le guide nous réveille pour nous demander si on veut visiter une raffinerie de cocaïne avant le début des patrouilles militaires. On se rend donc dans une petite cabane bien protégée par la végétation et dans laquelle un paysant nous explique toute les étapes de transformation de la feuille de coca en cocaine. Ça ne donne vraiment pas envie de consommer!
On quitte le camp vers 10 heures (tranquillou en sommes). Le camp est en fait une cabane sans mur mais aves un toit au dessous duquel nous avions suspendu les hamacs transportés durant la journée par la mule qui porte également la nourriture.
Pour cette 2e journée, nous traversons 2 village Kogi , les indiens locaux dont les conditions de vis n'ont pas due évolué depuis plusieurs centaines d'année. Ils vivent dans des huttes, sans eau et sans electricité et sont habillés de pagnes portant la trace des années sans lavages. La seule chose que l'on peut regretter c'est que les seuls mots qui nous sont adressés viennent de la part des enfants demandant des sucettes - Ils sont déjà perverti par le système qui les maintiens en vie sous perfusions de la part de l'etat et ils prennent les cadeaux eventuels comme des dus -.
Le paysage change également, la forêt se densifie; le chemin se resserent et se perd devant nous entre les lianes et les arbres. On se demande comment les premiers aventuriers ont réussis à se frayer un chemin la dedans tant la végétation est dense. On arrive assez tôt au deuxieme campement mais nous sommes malgré tout suffisemment fatigués pour nous effondrer dans les hamacs à la merci des moustiques qui s'abbatent sur nous.
Lors de la soirée, on joue au poker pour gagner les barres de chocolats des autres... Je ne jouerai plus jamais au poker....
Mercredi 19. L'enfer Vert
Depart dans la matinée. Le chemin suit un riviere qu'il nous faut traverser 8 fois pour remonter une vallée. Impossible de traverser par la foret qui ne semble pas accepter une présence humaine. En debut d'apres midi, au moment de la pause repas, on aperçoit un escalier de pierre qui sort de nulle part. Cet escalier est le chemin d'accès à la citée perdue - 1200 marches à fleur de montagne au milieu de la végétation. Naturellement, j'arrive le premier en haut (rire) et on est tout de suite plongée dans l'ambiance Indiana Jones ou Tomb Raider. Les premieres terrasse apparaissent au milieu des arbres et des lianes. Le site semble déjà impressionant bien qu'un très faible partie soit en fait dégagée laissant la sensation d'être nous meme les decouvreurs quant on se perd le long des chemins de pierres pour mettre à jour nos propres pans de murs.
On passe la nuit sur le site avec les militaires qui protègent le coin contre la guérilla.
Jeudi 20 - La ciudad Perdida
Journée libre pour marcher dans la citée et découvrir la mode de fonctionement de la citée et de ses habitants, les Tayronas. La ville a été battie en -700 av JC et s'est éteinte vers 1400. Elle comptait en moyenne 2000 habitants avec des pointes à 10 000 lors de cérémonie religieuse
Vendredi 21 et Samedi 22
Retour par le meme chemin : Moustique, foret, passage à gués avec les vetements et les chaussures trempés et en plus il pleut!
Dimanche 23.
Repos, lessive et sechage de sac à dos
Ensuite, départ avec Franck, un routard surfeur Français rencontré à l'auberge direction Carthagene, ville coloniale et fortifiée et très touristique. Demain nous partons pour le Panama...déjà une autre aventure en vue.
Harry Potter et Ron meurent à la fin... dégouté... (rire)
lundi 17 mars 2008
Trop chaud pour Ecrire
Apres la visite du site de Renault à Medellin - Sofasa pour les intimes - j'ai refait mon sac pour partir sur la côte dans le village de Taganga, repère de tous les routards de passage en Colombie.
Il fait trop chaud pour réfléchir et vous donner des nouvelles plus riches en informations. Disons juste que, ce dimanche, je vous ai supporté de loin dans votre devoir électoral en passant la journée à ne rien faire dans un hamac.
Demain, alors que vous serez en réunion de service où en train de travailler derriere votre joli bureau représentant l'horizon de votre journée, je serai probablement encore sur mon hamac sur l'une des plages du Parc Tayrona - Les plus belles plage de Colombie du côté Caraibe- !!
Ciao !!!!
mercredi 12 mars 2008
Allo Paris, ici Radio Bogota
Voici longtemps que je ne vous avais pas donné de nouvelles, Et pour cause! Je suis arrivé en colombie et après m'être fais dépouillé et enlever quelques jours par l'armée du peuple, les FARC, je suis difficilement revenu dans le monde civilisé grace á l'intervention de Mr Sarkozy.
Non, soyns sérieux un moment.... La colombie ne ressmble absolument pas à cette image d'Epinale. Bien que militarisé fortement, ce pays est le plus accueillant de tous ceux que j'ai traversé lors de ce voyage. En venant du Venezuela, j'ai même eu l'¡impression d'arriver dans un autre monde. Les colombiens sont hyper sympathique et ont la chance d'habiter un pays magnifique.
Après avoir traversé la frontiere à Cucuta, je me suis dirigé vers Giron, un petit village bien conservé autour de Bucaramanga. Ensuite, je me suis posé quelques jours à San Gil pour visiter cette ville elle aussi bien conservé et le village de Barichara qui est une perle en ce qui conserve son architecture coloniale, ses petites maison aux murs blanchis à la chaux et sa petite église sur la place princilpale. Mais si Barichara est un perle, alors le village de Villa de Leyva est un collier à lui tout seul. Je suis resté la bas 3 jours mais, à l'image des français expatrié que j'ai rencontré sur place, je pourrais y rester une vie pour profiter de la douceur de vivre, de la gentillesse des habitants et pour continuer la balade à cheval que je me suis permis dans les environs.
Seulement, mon agenda était chargé et je ne pouvais pas rester indéfiniment ici. En effet, quand on est chez Renault, on ne peut pas se couper aussi facilement de sa "famille". Je suis donc aller à Medellin où j'avais rendez-vous avec un collègue, que dis-je, un amis travaillant à l'usine de Sofasa et avec qui j'avais travaillé quelque temps sur l'un des projets de l'usine. Lors d'un repas organisé chez lui, j'ai `pu faire connaissance avec sa famille et toucher du doigt le quotidien des Colombien. J'ai également pu me remémorer le "bon" temps du Technocentre avec un collègue Français en mission pour la semaine çegalement présent.
Je vais rester encore quelques jours ici à Medellin avant de refaire mon sac à dos et continuer mon périple.
A plus!
samedi 8 mars 2008
Allo la France, Ici radio Bogota
Que dire... Ben, je ne sais pas.
Depuis mon dernier message, quelque part au Venezuela, les choses ont bien évoluées.
Je me trouvais quelque part dans les montagnes autour de Mérida, tranquillement en train de trekker dans les montagnes environnantes à lutter contre le mal de montagne et le froid ( 0 degrés dans la tente à 3600 m d'altitude ) quand les troupes Colombiennes ont "violé la souveraineté de l'état Equatorien" dixit le president Correa. Ce fait diver, car de ma fenêtre il en s'agit bien d'un, aurait pu le rester Môssieur Chavez n'était pas le copain des Farcs. Mon passage de la frontiere entre le venez et la Colombie s'annonçait donc difficile.
Je me suis donc dépêché à franchir cette derniere avant quelle soit fermée et je suis donc arrivé de nuit en Colombie. A vrai dire, il n'y avait aucun mouvement de troupe ni aucun énervement quelconque chez les douaniers.
Arrivé en Colombie, qu'elle ne fut pas ma surprise... je suis entré dans un autre monde. En effet après la froideur des Venezuelien dont la sympathie les fait ressembler à des français...voire pire, des parisiens, je suis entré en contacte avec des colombiens avec leur politesse exemplaire et une gentillesse incroyable. Pas moyen de marcher tranquillement dans la rue sans que quelqu'un nous sourie, nous demande comment ça va, ou demande si on a besoin d'aide...de la même façon, pas un magasin où la vendeuse ne m'adresse pas un "A tu orden, mi amor", de quoi perdre son sang froid!
Côté googlearth, voivi mon parcour : Mérida / 3 jours du côté de San Rafael de Mucuchies / Merida
Puis San cristobal -San Antonio - Cucuta pour le passage de frontiere
Puis Bucaramanga (la ville des stagiaires du DPPI), Gíron, San Gil, Barichara et Villa de Leyva.
Concernant les 4 derniers villages, il s'agit de villages fantastiques qui ne devraient pas tardés à entrer dans le patrimoine de l'humanité s'il ne le sont pas déjà. Je ne vais pas perdre mon temps à les décrire, vous verrez les photos quand je les aurais mise en ligne.
En tout cas, continuez de croire ce que vous dit la TV sur la Colombie, cela laissera ce pays intouché du tourisme de masse et c'est heureux car il est MAGNIFIQUE. Il s'agit d'un énorme coup de coeur, presque équivalent